Que les catholiques doivent réparer le scandale d’Assise V

qi2kk7iahvp12m9hniw344ond3dhg83zunp1ekyjxfEn ce 20 septembre 2016 vient de se dérouler la Vème réunion oecuménique à Assise. Cette réunion est si scandaleuse que tout âme catholique bien née ne peut rester sans rien faire devant une si grande injure adressée à la Sainte Trinité et à son Eglise. C’est pourquoi le séminaire Saint Louis Marie Grignion de Montfort à Avrillé fera une adoration réparatrice devant le Saint Sacrement exposé en cette semaine.

Pour bien saisir  la gravité morale de cette rencontre interreligieuse, voici ce que rappelle le journal MCI : medias-catholique.info/…/3835

 » Voici maintenant plus de 50 ans que Mgr Lefebvre s’est lancé dans le combat titanesque de restauration de la Tradition dans l’Eglise.
Lors de la première « rencontre interreligieuse » d’Assise en 1986 (1) il en a pleuré de honte et a cruellement souffert de l’insulte faite à Notre Seigneur. Dans la postface de « Pierre m’aimes-tu ? » (2), de Daniel Le Roux, il écrit :

Citation:

img_5296-740x493.jpg

« Est-il concevable que depuis les années 1960 le Siège apostolique soit occupé par des Papes qui sont la cause de l’ “autodestruction de l’Eglise” et y répandent “la fumée de Satan”. Évitant même de nous poser la question sur ce qu’ils sont, nous sommes bien obligés de nous poser des questions sur ce qu’ils font et de constater avec stupeur que ces Papes introduisent la Révolution de 89 dans l’Eglise avec sa devise, sa charte, directement opposées aux principes fondamentaux de la foi catholique. »
« Les faits sont devant nos yeux, qui, illuminés par la foi catholique immuable, observent avec une douleur croissante l’Eglise catholique et Romaine menaçant ruine totale. Faisant écho aux Papes d’avant 60 qui ont prophétisé sur les malheurs à venir de l’Eglise, si on ne les écoutait pas et si l’on faisait fi de leurs condamnations, faisant écho aux prophéties de Notre-Dame de la Salette et de Notre-Dame de Fatima, efforçons-nous de reconstruire l’Église sur des principes éternels enseignés par le Magistère de l’Eglise pendant près de vingt siècles, réprouvant les erreurs de la Révolution libérale et moderniste, quand bien même elles seraient avalisées par ceux qui occupent le Siège de Pierre. »

De son côté Fideliter, reprenant un article de SI SI NO NO du 18 octobre 1986 (3), écrivait que cette « rencontre de prière » ne pouvait être considérée, à la lumière de la foi catholique, que comme :
1) Une injure faite à Dieu,
2) Une négation de la nécessité universelle de la Rédemption,
3) Un manque de justice et de charité envers les infidèles,
4) Un danger et un scandale pour les catholiques,
5) Une trahison de la mission de l’Église et de saint Pierre.
Aujourd’hui 20 septembre 2016, jour funeste entre tous, le Pape François est à Assise pour renouveler avec éclat le scandale de la communicatio in sacris que même Paul VI dénonçait déjà dans Orientalium Ecclesiarum (3) par ces mots sans ambigüité :

Citation:

[c’est un acte] « qui porte atteinte à l’unité de l’Église ou bien comporte une adhésion formelle à l’erreur, un danger d’égarement dans la foi, de scandale ou d’indifférentisme, […] interdite par la loi divine » (4).

Si le Pape du Concile Vatican II dénonçait lui-même par avance ce trentième anniversaire d’Assise 1986, combien plus devrions-nous lire, ou entendre fulminer le monde de la Tradition dans toutes ses composantes ! Où sont-ils les textes, les sermons, les rappels des autorités « traditionalistes » diverses et variées ? Dans quel recoin caché a été enfouie la parole d’indignation de ceux qui nous guident ? N’y a-t-il plus personne pour reprendre avec l’évêque de fer cette accusation publique :

Citation:

« ceux qui participent ainsi activement et formellement au culte des non-catholiques, sont présumés adhérer aux croyances de ces derniers. C’est pourquoi le canon 2316
Code:

les déclare suspects d’hérésie et s’ils persévèrent ils sont considérés comme réellement hérétiques. »(5)

Enfin, « le péché public contre l’unicité de Dieu, contre le Verbe Incarné et Son Eglise fait frémir d’horreur » rappelait Mgr Lefebvre dans sa déclaration commune avec Mgr Antonio de Castro Mayer (6).
Triste jour. Jour de silence et jour de peine ? Peut-être. Sûrement même. Mais rappelons-nous que « si eux se taisent, les pierres crieront. »(7)

Christian LASSALE

1 – Vidéo – Faux oecuménisme et vrai scandale : Assise, le 27 octobre 1986
2 – Postface de Mgr Marcel Lefebvre – Ecône, le 7 juin 1988, in Pierre m’aimes-tu ?
3 – Assise 1986, qu’en penser ? – 18 octobre 1986
4 – Décret Orientalium Ecclesiarum du 21 novembre 1964
5 – Sermon de Pâques 1986 – Ecône le 30 mars 1986 – Mgr Lefebvre
6 – Déclaration de Mgr Lefebvre et de Mgr Antonio de Castro Mayer- 2/12/1986
7 – Évangile selon saint Luc, 19,40

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.